POUR LE RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL ET POUR LE PROGRES SOCIAL Construisons la grève générale interprofessionnelle

lundi 21 mars 2016
par  Sud Educ Bourgogne
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Une mobilisation sociale profonde se développe. Le projet de loi Travail est perçu pour ce qu’il est : une attaque historique contre les droits de tou-te-s les salarié-e-s (en emploi, en formation, au chômage, à la retraite, du privé comme du public). La question qui se pose désormais, c’est comment faire pour imposer son retrait et ouvrir la perspective d’alternatives et de progrès social.
Pour Sud éducation, l’analyse des rapports sociaux, l’histoire des luttes sociales et l’expérience récente doivent nous amener à la conclusion suivante : la construction d’une grève générale, interprofessionnelle, reconductible, sous le contrôle des grévistes, est l’arme des travailleurs-euses pour changer les rapports de force. Elle est pour nous à l’ordre du jour.

Conditions de travail

  • La modulation permettrait de faire varier la durée de travail sur l’année en obligeant les salarié-e-s à s’adapter à l’entreprise. Cette plus grande flexibilité éviterait à l’entreprise d’avoir recours à des embauches ou d’anticiper à moyen terme la politique d’emploi.
  • Un accord collectif pourrait modifier la durée maximale du travail jusqu’à 46h en moyenne par semaine (44h pour le travail de nuit) sur une période de 12 semaines.
  • Un accord de branche pourrait permettre une annualisation du temps de travail jusqu’à 3 ans au lieu d’un an actuellement
  • La hiérarchie des normes et le principe de faveur continuent d’être bousculés. Sous prétexte de promouvoir la négociation à l’échelon le plus proche du lieu de travail, le législateur répond à une demande du patronat : pouvoir négocier en local pour avoir un plus grand rapport de force à ce niveau. Désormais, des accords d’entreprise ayant trait à l’emploi pourraient s’imposer au contrat de travail du-de la salarié-e de manière plus défavorable. En cas de refus, le-la salarié-e serait moins protégé-e : il-elle pourrait être licencié-e pour « cause réelle et sérieuse ».

Licenciements économiques

  • La loi Travail faciliterait les licenciements économiques. Exemple : quatre trimestres de baisse du chiffre d’affaires ou deux trimestres de pertes d’exploitation
  • Les indemnités prud’homales ne sont plus plafonnées, comme dans la version initiale, mais un barème indicatif serait introduit par décret et orienterait les décisions : cela pourrait limiter le coût des licenciements abusifs et remettre en cause les protections offertes aux salarié-e-s.

Garanties jeunes

  • Le texte introduit un « droit » à la garantie jeunes pour les jeunes ni en emploi, ni en étude, ni en formation. Ce dispositif offre, pour une durée d’un an, un accompagnement renforcé vers l’emploi et une allocation mensuelle d’environ 450€.
  • Sans moyens financiers conséquents, ce n’est qu’un effet d’annonce dont nous ne sommes pas dupes.
  • Pas question de diviser nos luttes et nos revendications.
    Les politiques des classes dominantes sont sinistrement cohérentes : unissons nos forces, unifions nos luttes ! Les attaques contre le code du travail nous concernent tou-te-s, toute régression pour les salarié-e-s finit par se répercuter sur tou-te-s, y compris dans la fonction publique. L’unité des intérêts de la classe des travailleurs-euses n’est pas un slogan archaïque, c’est une réalité sociale.
  • Pas question de nous laisser embobiner par les « aménagements » de la loi Travail. On ne négocie pas la régression sociale, on la combat, par la grève générale.
  • Prenons en main nos luttes ! Multiplions les initiatives, les assemblées générales, les actions, les débats publics, les pétitions, développons la grève !

LE 31 MARS : TOU-TE-S EN GRÈVE !


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