CONTRE-REFORMEBLANQUER’ : LES COLLEGUES D’HISTOIRE/GEO à DIJON DECIDENT LA RETENTION DES NOTES A LEUR TOUR

LES CONTRE-REFORMES « BLANQUER » DESORGANISENT NOS METIERS DESORGANISONS LEUR SYSTEME
lundi 24 juin 2019
par  Sud Educ Bourgogne

Les enseignant.e.s convoqué.e.s pour la correction du bac 2019 d’histoire-géographie se sont réuni.e.s ce jeudi 20 juin 2019 avant les commissions d’entente et la remise des copies.

Elles et ils ont voté très majoritairement pour la motion contre les lois Blanquer ci-jointe, et se sont prononcé.e.s en faveur d’une action de rétention des notes du bac, suite au mouvement initié dans ce sens par leurs collègues de philosophie, mardi dernier, et mis en place également dans de nombreuses académies.

Cette action est essentielle pour garantir l’avenir de l’Education Nationale gravement menacé par les réformes en cours.
En effet les effets de la réforme des lycées seront désastreux pour nos élèves, pour les postes, et pour le service publique de l’Education Nationale. Or le Ministre de l’Education Nationale refuse toujours de nous entendre, il porte donc la lourde responsabilité de la situation actuelle.

Le communiqué des professeur·es d’histoire-géographie
 :

Motion des professeur·es d’histoire-géographie correcteurs du bac 2019

Nous, professeur·es d’histoire-géographie de l’Académie de Dijon, non syndiqué·es et syndiqué·es, nous sommes réuni·es avant la commission d’entente du baccalauréat du jeudi 20 juin 2019.
Nous sommes opposé·es à la loi sur l’école de la confiance, et à la réforme du lycée et du baccalauréat pour plusieurs raisons :

En ce qui concerne la loi sur l’école de la confiance
L’article 1 impose un devoir d’exemplarité qui réduit la liberté d’expression des enseignants.

En ce qui concerne la réforme du lycée

Elle est l’outil qui prolonge et renforce la logique de sélection de Parcoursup : il s’agit de faire entrer les élèves dans la contrainte de places réduites, inégalement réparties dans les établissements selon leur implantation, et non de leur donner réellement la possibilité de choisir leur parcours.
Avec une partie du Bac en contrôle continu, la valeur du diplôme variera avec la réputation du lycée où il est obtenu ; ce qui aura un impact sur les poursuites d’études.
La réforme réduit le nombre d’heures et de postes : disciplines inégalement implantées et parfois mutualisées ; « classes » éclatées ; groupes prévus de base à 35, allègements et dédoublements soumis aux choix locaux et non garantis
La Réforme entraînera d’autant plus de suppressions de postes que seront développés les cours par visio-conférence et par le CNED.
Nous revendiquons :

L’abrogation de la réforme du lycée ;
Le maintien d’un baccalauréat national premier grade universitaire, passé dans des épreuves communes, nationales, terminales, ponctuelles et anonymes ;
Le retour à des dédoublements obligatoires et garantis nationalement dans toutes les séries dès que la division dépasse les 25 élèves.
L’organisation de cette réunion a été rendue difficile par l’administration. Malgré cela, nous, professeur·es d’histoire-géographie présents à cette réunion, avons adopté à une très forte majorité le texte de la motion ci-dessus. Nous avons aussi voté la rétention des notes comme moyen d’action.


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